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n° 16 du 23/06/2016

 

Au sommaire :

- "Spécial salaires" (suite)

- Les prélèvements obligatoires

- Les éléments de la rémunération

- Quand l’État se dispense d'appliquer les règles qu'il a lui-même édictées

- Quelle politique salariale ?

- Les augmentations salariales

- Les augmentations catégorielles

- Les augmentations individuelles


Paris le 6 juin 2016

MAYOTTE

Communiqué de l'intersyndicale

(FAEN, CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT)

suite à la réunion organisée le 3 juin au Ministère des outremers.

 

Téléchargez le communiqué de l'intersyndicale


ACCORDS PPCR : l’avis de la FAEN

La FAEN a toujours considéré comme prioritaire le rétablissement d’une reconnaissance publique, y compris financière, de l’ensemble des métiers de l’enseignement et du rôle qu'ils jouent dans le fonctionnement de notre société et dans la défense de ses valeurs.

Elle a dénoncé les accords PPCR pour une principale raison : le fait que ces derniers entérinaient, pour les fonctionnaires, une absence totale de revalorisation salariale depuis 2010 et jusqu’en 2020 (pour les derniers touchés par le protocole), soit jusqu’à dix ans de gel inacceptable !

Elle prend néanmoins acte des mesures annoncées, et se félicite de plusieurs d’entre elles qui répondent à ses revendications :

- La refonte et la revalorisation des grilles indiciaires, que la FAEN demandait depuis sa fondation.

- L'accélération des déroulements de carrière et la possibilité, pour tout fonctionnaire ayant une carrière complète, d’accéder au moins à l’indice terminal de son corps de recrutement.

- L'offre de nouvelles perspectives ou débouchés de carrière, pour toutes les catégories, y compris dans d’autres corps, d’autres fonctions publiques ou services publics.

- La lutte contre les très mauvaises conditions de rémunération des personnels administratifs et notamment des catégories C.

- La lutte contre les inégalités de traitement et les salaires discriminatoires

 

Toutefois, elle reste très critique sur certains points :

- L’augmentation de rémunération annoncée ne compensera pas complètement l’effet du gel du point d’indice depuis juillet 2010, auquel s’est ajoutée une autre perte de pouvoir d’achat par l’augmentation des cotisations de retraite.

- Avec la classe exceptionnelle (3ème grade), le système s’oriente à nouveau vers une carrière au mérite. Mais comment celui-ci sera-t-il évalué ? Sur quels critères objectifs ? Si cette classe ne doit concerner à terme que 10% des personnels, comment ne pas craindre la discrimination ?

- Le processus s’échelonne sur 4 ans, ce qui est beaucoup trop long. Quelles garanties avons-nous qu’il sera pérenne jusqu’en 2020 ?

- Une partie des indemnités actuelles perçues par les personnels va intégrer le nouveau traitement indiciaire ; ce qui minore donc considérablement les hausses de rémunération annoncées !

- Le passage au rythme unique des échelons qui semble retenu se rapproche d’une durée de carrière globale au choix, mais avec une perte d’un an. Cela signifie que les personnels qui progressaient au choix ou au grand choix jusqu’à présent seront globalement perdants sur la durée, sauf à compter sur les coups de pouce prévus lors des évaluations, mais dont on ne connaît pas encore les critères précis d’attribution. Dans tous les cas, ce lissage légèrement défavorable sur la durée vient là aussi minorer les augmentations annoncées.

- La nature réelle des passerelles envisagées vers de nouvelles perspectives de carrière à l’occasion des inspections-conseil est encore bien trop floue.

 

Dans l’ensemble, la FAEN salue donc les orientations favorables prises, mais constate que rien n’est encore vraiment acquis ! Elle restera donc très méfiante dans l’application en détails, détails qui pourront faire toute la différence entre une réorganisation et une revalorisation honnête des carrières de l’enseignement, ou de simples ajustements cosmétiques.


Téléchargez le "FAEN infos"

n° 15 du 30/05/2016

 

Au sommaire :

- "Spécial salaires"  Accords PPCR, qu'est ce qui nous attend ?

- Apprentis professeurs : l’alternance dès le master 1

- Coupes ou pas coupes dans le budget du supérieur ?

- Intégration des primes dans le calcul de la retraite

- ISAE premier degré : le vrai calcul  


2 mai 2016

Les journées de la refondation : bis repetita placent ?

Le 27 avril, la ministre de l’Education nationale a annoncé la tenue d’une nouvelle série de journées de la refondation, heureusement intitulée « L’école change avec vous » (ironie inside ?)… soixante-dix intervenants se relaieront sur deux jours pour faire encore une fois l’apologie de cette oeuvre de destruction nationale qu’on appelle la « Refondation Peillon ».

Ce qui ne marche pas, ce qui n’apporte rien, ce dont les personnels ne veulent pas, ce contre quoi ils protestent, manifestent et se battent depuis des mois, voilà exactement ce sur quoi six ateliers, quatre assemblées plénières et trois grands « moments de débats aux impulsions nouvelles » vont s’extasier les 2 et 3 mai prochains, à travers un programme très alléchant et riche de nombreuses pépites : coéducation, école inclusive, nouvelle gouvernance, stratégie numérique, etc.

La FAEN a bien sûr décidé de ne pas s’associer à tant d’intelligences, de peur d’assombrir quelque peu les belles conclusions (rédigées d’avance) qu’elles tireront. Elle tient simplement à exprimer à la ministre toute la tristesse qui est la sienne face au pauvre spectacle qui sera donné en ces jours par son ministère semble-t-il condamné, pour faire encore bonne figure, à d’aussi pénibles exercices d’autopersuasion.


24 avril 2016

LE COMBAT POUR L’EGALITE A MAYOTTE

Il aura fallu huit mois de dénonciations et de manifestations, ainsi que plus de deux semaines de grève générale sur l’île de Mayotte pour amener enfin le gouvernement à sortir de son mutisme. Plus que ces actions encore, c’est à n’en pas douter la dérive et l’enveniment des mouvements de contestations sur l’île ces derniers jours qui ont pu seuls ramener le ministère des Outre mer à la table des négociations. Encore une fois hélas, c’est donc la violence qui en dernier recours aura pu mettre un terme au mépris dont les agents engagés dans le mouvement étaient jusque là victimes.

Bref rappel des faits : une intersyndicale depuis septembre 2015 soutient sur place les revendications légitimes de personnels récemment intégrés dans la fonction publique d’une façon injuste et inégalitaire. L’Etat, qui espérait par se biais réaliser de substantielles économies, ne s’est par ailleurs toujours pas donné les moyens d’assurer une égalité réelle entre les citoyens de la métropole et ceux de Mayotte (devenue département français en 2011 suite à référendum) en matière de retraite, de santé ou de droit du travail…

Suite à plusieurs journées de grève, la Fédération Autonome de l’Education Nationale (FAEN), à laquelle appartient le Syndicat Autonome des Enseignants de Mayotte (SAEM) a publié le 11 avril un communiqué de presse (voir ci-dessous).

Le gouvernement faisant toujours la sourde oreille, les incidents se sont multipliés sur l’île en quelques jours avec l’amorce d’un mouvement de grève générale : barrages aux principaux carrefours où ont eu lieu des accrochages avec des automobilistes, caillassage des forces de l’ordre, violences, émeutes…

Après ces incidents regrettables, le ministère a finalement accepté de recevoir les représentants de la large intersyndicale portant le mouvement, dont le secrétaire générale du SAEM, M. Momed Maoulida. Plusieurs décisions ont fait l’objet d’un accord à Paris le 15 avril dernier :

- mise en œuvre effective du Code du Travail de droit commun sur l’île pour le 1er janvier 2018,

- défense du principe d’application immédiate à Mayotte des conventions collectives et accords de branche conclus en métropole,

- clause de revoyure du taux d’indexation avancée au premier trimestre 2017,

- réexamen des reconstitutions de carrière des agents dès le mois prochain,

- ouverture de discussions sur la fiscalisation des IEG/ISG (indemnités de sujétion géographique),

- amélioration des conditions de carrière des fonctionnaires ayant exercé à Mayotte,

- analyse du droit de la sécurité sociale prévue  pour le second semestre 2016

 -engagement immédiat des travaux avec les partenaires sociaux sur la question des retraites

- analyse avant la fin de l’année de l’impact de l’extension de la CMU complémentaire à Mayotte (promise par le président de la République depuis 2014)

- mise en œuvre de la prime d’activité au troisième trimestre 2016 (dont une ordonnance du 18 février dernier précisait les modalités d’application spécifiques au département de Mayotte)

- publication avant la fin de l’année des textes relatifs à l’assurance vieillesse, notamment sur les dispositions de revalorisation de l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées).

A la suite de cet accord, l’intersyndicale a suspendu le mouvement de grève générale le 16 avril.

Même si tous ces points d’accord peuvent répondre à l’essentiel des demandes du mouvement, ceux qui le portent et l’animent restent très méfiants à l’égard du gouvernement et seront vigilants quant à la mise en œuvre réelle de toutes ces bonnes intentions subites.

La FAEN salue la ténacité des collègues et de tous les agents engagés dans ce bras-de-fer. Elle déplore qu’une fois encore, le gouvernement n’est pas privilégié le dialogue social ni entendu les signaux d’alarme tirés à de nombreuses reprises pour notre syndicat, le SAEM, préférant attendre les débordements et les premiers blessés graves pour réagir… Avec l’intersyndicale, à laquelle la fédération continue d’apporter son soutien, la FAEN restera elle aussi très vigilante dans les semaines à venir quant au respect par le ministère des engagements qu’il a pris le 15 avril.


20 avril 2016

Mayotte : communiqué du 17/04/16 de l'intersyndicale FAEN - CGT - CFDT - FO - FSU - SOLIDAIRES

La mobilisation et les actions des grévistes (syndiqués ou non) ont fait bouger les lignes. Une réunion de négociation, présidée par la Ministre des Outre-mer et animée par son directeur de Cabinet s’est tenue en urgence le 15 avril à Paris en présence des Directeur de Cabinet de la Ministre de la Fonction Publique, de la ministre des affaires sanitaires et sociales, de la ministre du travail et d’un représentant du cabinet de la ministre de l’Education Nationale.

Le 16 avril sur le barrage du carrefour Ngouezi, l’intersyndicale après présentation, lecture et débat autour du relevé de décision du vendredi 15 avril, a fait suspendre le mouvement de grève générale, même si les grévistes ont fermement exprimé leurs doutes quant à l’aboutissement des engagements pris par le gouvernement.

Le retour à la sérénité ne tient donc qu’au respect de ce qui a été mentionné dans le relevé de conclusion, en commençant par le calendrier qui a été fixé ; l’intersyndicale ne peut donc que maintenir de façon accrue sa vigilance.

L’intersyndicale remercie en tout cas les grévistes pour leur détermination et s’engage à leur tenir régulièrement informer des évolutions.

 

Téléchargez le communiqué intersyndical Mayotte incluant le SAEM-FAEN et la FAEN

 

Téléchargez le relevé de décisions


Le combat pour l’égalité à MAYOTTE

Dans le dernier département français créé, Mayotte, l’égalité des droits des salariés n’est toujours pas réalisée, notamment pour les prestations sociales et familiales.

De plus, le gouvernement cherche à conduire l’intégration des anciens fonctionnaires territoriaux dans les corps de l’Etat à moindre coût et à réaliser des économies sur le dos des fonctionnaires par un reclassement scandaleusement désavantageux, tout particulièrement pour les enseignants des écoles.

Pour dénoncer cette situation et exiger du gouvernement des décisions équitables, une large intersyndicale lance des mouvements sociaux depuis le mois de septembre. Le gouvernement n’y répond que par l’indifférence et le mépris.

Après les grèves des 30 et 31 mars, trois nouvelles journées d’action sont en cours les 9, 10 et 11 avril. Cette mobilisation qui ne faiblit pas vient de recevoir le soutien du Député de Mayotte, du Président du Conseil départemental et du Président de l’association des Maires de Mayotte.

La Fédération Autonome de l’Education Nationale qui est aux côtés de l’intersyndicale depuis le début de ces mouvements appelle solennellement le gouvernement et les pouvoirs publics à ouvrir rapidement de véritables négociations.

La FAEN demande également aux fonctionnaires et salariés d’amplifier encore leurs actions et la sensibilisation de la population jusqu’à satisfaction des revendications.

Paris le 11 avril 2016

Téléchargez le communiqué de presse


11 avril 2016

Nouvelle organisation des régions académiques.

Le mois dernier, une nouvelle circulaire ministérielle (2016 – 025) a précisé davantage le processus de réorganisation des services académiques au sein des nouvelles régions. Autour de la nouvelle fonction de « recteur de région académique », se réunira désormais un comité régional de pilotage des politiques.

Ce comité, qui recevra ses instructions de l’administration centrale via une réunion annuelle, travaillera sur quatre axes prioritaires : la gouvernance interacadémique, la mise en place des services communs obligatoires (notamment un dispositif de surveillance budgétaire régional des établissements de l’enseignement supérieur), la mutualisation des services, et la définition des orientations stratégiques communes.

Ce comité obéira à une charte de gouvernance définie régionalement, et remplacera l’ancien comité des recteurs. Il pourra s’ouvrir à des agents autres ou des conseillers techniques si cela est jugé nécessaire.

La mutualisation des services se fixe comme objectifs un gain d’efficacité et d’efficience, via des économies d’échelles, des concentrations de champs d’activités, et des spécialisations des services par pôles rectoraux. Même si la circulaire se veut prévenante à l’égard des personnels, elle annonce néanmoins un système de consultation des agents sur leur mobilité et d’indemnité en cas de transfert d’activité non-souhaité, ce qui laisse entrevoir de nombreuses et douloureuses restructurations rectorales

La circulaire préconise en outre que la création du dispositif de surveillance budgétaire et des nouveaux S.A.R (Services pour les Affaires Régionales) se fassent à « plafond d’emploi constant ». Les CAEN (Conseils Académiques de l’Education Nationale), quant à eux, ne sont maintenus qu’à titre transitoire, et disparaitront prochainement.

Un dernier point en appelle enfin au « dialogue social », en demandant aux recteurs d’associer les Comités Techniques et les Comités Académiques à l’ensemble des décisions.

La FAEN prend note de cet engagement et sera vigilante à son respect, tant les risques de conflit et de désaccord s’annoncent grands dans ces processus de fusion qui ne disent pas leur nom.


11 avril 2016

Heure supplémentaire : toujours une seule imposable !

Le Conseil d’Etat a rendu un arrêt le 23 mars dernier concernant les attributions d’heures supplémentaires aux enseignants. En effet, suite à la modification du décret de 1950 et aux diverses pondérations horaires à l’oeuvre, il arrive désormais fréquemment qu’un enseignant excède son maximum de service d’une fraction d’heure (et non plus d’une heure complète). Le ministère espérait pouvoir faire une interprétation large du droit en permettant tout de même aux chefs d’établissement d’imposer une heure supplémentaire complète à ces collègues, dépassant dans les faits la limite imposable d’une seule heure supplémentaire toujours valable dans les textes.

Le Conseil d’Etat a rappelé à l’ordre le ministère et annulé le texte. Dans les faits, un collègue certifié enseignant en REP+, par exemple, et qui grâce à la pondération de 1,1 n’effectuerait que 17 heures de cours au lieu de 18 (pour un total de 18,7h pondérées), ne pourrait pas se voir imposer d’heure supplémentaire.

C’est une décision très importante et la FAEN invite tous les collègues à utiliser cet argument pour refuser les heures supplémentaires qu’ils ne désirent pas au-delà de l’obligation légale de 1 heure, tous calculs confondus.


Revalorisation du point d’indice : le compte n’y est pas

 

Le « dégel » de la valeur du point d’indice annoncé par le gouvernement était très attendu par les agents qui ne cessent de voir leur salaire net diminuer, grevé par la hausse des prélèvements, et leur pouvoir d’achat reculer face à la hausse générale des prix.

La hausse totale de 1,2 % envisagée, avec une première de 0,6 % programmée au 1er juillet 2016 et une seconde de 0,6 % au 1er février 2017, est présentée par la ministre de la Fonction publique comme un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat constaté entre 2010 et 2013, évaluée par ses soins à 1,3 %.

Pour la FAEN, ce chiffre de 1,3 % constitue à la fois un déni de réalité et une manipulation des règles de calcul fixées par l’INSEE et habituellement utilisées par la Fonction publique. Pour la FAEN, la proposition ministérielle ne saurait constituer une compensation suffisante du pouvoir d’achat perdu et de six années de « gel » du point.

Déjà bien avant le « gel » le décrochage du point d’indice par rapport à l’inflation depuis 1999 avait considérablement affecté le pouvoir d’achat des fonctionnaires : avec une hausse du point sur la période 1999-2010 de 9,93 % contre une inflation constatée de 19,2 %, la perte était déjà particulièrement sévère.

Sur la période de « gel » (de 2010 à 2015), un même calcul amène à constater une perte du pouvoir d’achat de 2,4 %, soit le double de l’augmentation décidée par la ministre.

Enfin, la hausse des prélèvements sociaux depuis 2010 a vu le taux de cotisation pour pension civile passer de 7,85 % à 9,94 %, taux qui atteindra 11,10 % en 2020, aggravant d’autant la baisse du pouvoir d’achat.

Pour la FAEN, l’augmentation proposée ne constitue qu’une provocante amorce de pseudo compensation.

Prenant acte des deux augmentations décidées et consciente des réalités budgétaires, la FAEN exige cependant qu’au moins les 1,2 % manquants sur la période de « gel » et la compensation des prélèvements sociaux soient immédiatement ajoutés, pour porter la revalorisation à
2,4 % (1,2 % en juillet 2016 et 1,2 % en février 2017).

Elle demande avec insistance que le principe d’une négociation annuelle sur les salaires des fonctionnaires soit enfin acté pour les années à venir afin de couper court à toute tentation de nouveau « gel » de la valeur du point, sachant que les mesures qui découleront du protocole « PPCR » que le gouvernement n’a eu de cesse de faire passer en force laissent craindre le pire pour les agents . 

Paris le 29 mars 2016

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Déclaration des fédérations de l’Education nationale

(FERC-CGT, FAEN, FGAF, SUD Education, FNEC FP-FO)

Après le succès des mobilisations du 9 mars, le gouvernement a été contraint de faire des premières concessions sur la loi El-Khomri par exemple sur le temps de travail des apprentis tout en leur  enlevant par ailleurs certaines mesures protectrices sur leurs conditions de travail.

Il maintient néanmoins l’axe général de son projet : l’inversion de la hiérarchie des normes pour remettre en cause toutes les garanties collectives. Le gouvernement maintient aussi sa volonté de tout définir au niveau de l’entreprise là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salariés.

Toutes les réformes du gouvernement sont marquées de cette orientation : remettre en cause le cadre national et les garanties collectives ; elles sont aussi marquées par un refus de discuter sur les revendications exprimées par les salariés et leurs organisations syndicales. La montée en puissance de la mobilisation de la jeunesse qui s’est exprimée ce 17 mars est un refus évident de ces régressions que le gouvernement continue à promouvoir dans l’Education nationale comme dans le droit du travail.

La réforme du collège et celle des rythmes scolaires, les lois d’autonomie de gestion des Universités (LRU) ou la création des COmUE aboutissent en effet aussi à remplacer les normes et réglementations nationales par des règles locales au niveau des collectivités, des établissements et des services. Les fédérations de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche confirment en conséquence leur soutien à l’intersyndicale du second degré qui continue d’exiger l’abrogation de la réforme du collège, et elles condamnent le mépris dont la ministre fait preuve pour l’intersyndicale par son refus obstiné d’entendre les représentants syndicaux.

Les fédérations refusent le détricotage des droits collectifs garantis par les statuts nationaux au prétexte de les faire rentrer dans un « compte personnel d’activités » (CPA).

Les fédérations de l’Education nationale considèrent que le retrait de la loi-travail serait un point d’appui pour la satisfaction de toutes les revendications, notamment en matière de salaires, les annonces de l’augmentation de 1,2 % du point d’indice ne correspondant en rien aux revendications des personnels.

Les fédérations appellent les personnels à se réunir en assemblées générales dans les établissements et services pour préparer la grève interprofessionnelle du 31 mars à l’appel de FERC-CGT, FAEN, FGAF, SUD Education, FNEC FP-FO. Elles soutiennent les initiatives prises d’ici au 31 mars pour amplifier la mobilisation en particulier celles prises par les organisations syndicales étudiantes et lycéennes qui défendent l’avenir de la jeunesse.

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Réforme du collège, réforme du code du travail :

La FAEN appelle à l’action le 9 mars 2016.

 

Suite au projet de loi de réforme du code du travail dévoilé récemment par le gouvernement, un sursaut considérable a parcouru en quelques jours la société civile et l’ensemble de ses représentants syndicaux, tous horizons professionnels confondus.

La vigueur de cette réaction est proportionnelle à l’amateurisme et à la dangerosité du texte proposé. La fonction publique, et plus précisément les personnels de l’Education nationale ne peuvent pas se croire à l’abri des graves dégradations de l’exercice du travail en France qu’engendrerait en l’état la loi El Khomri.

Les fonctionnaires sont directement concernés par certains aspects du code du travail, toutes les situations non couvertes par leur statut général ou leurs statuts particuliers étant arbitrées par celui-ci. Indirectement, de nombreux éléments du statut des fonctionnaires existent et évoluent régulièrement en référence à ce code (obligations horaires, jours de carence…)

De plus, par le biais d’amendements parlementaires, les gouvernements successifs de ces dernières années ont eu tôt fait d’invoquer l’argument d’ « équité » pour rapprocher autant que possible les législations du public et du privé, quand cela permettait de justifier des économies budgétaires. Un code du travail affaibli aujourd’hui pour le secteur privé est la promesse d’une casse future toujours plus violente de notre statut.

Enfin, un nombre toujours plus grand de nos collègues seraient aussi touchés par ce projet : il s’agit de nos collègues contractuels dont la plupart sont régis par des contrats de droit privé, tout comme certains de nos personnels administratifs ainsi que les lycées professionnels et leurs personnels, notamment au travers des mesures relatives à l’apprentissage.

Pour l’ensemble de ces raisons, la FAEN décide d’apporter ce jour son soutien aux manifestations et initiatives prises pour dénoncer le projet de loi le 9 mars prochain et respecte le choix de l’intersyndicale second degré qui s’est exprimée dans ce sens le 3 mars dernier.

Pour autant, la FAEN rappelle sa profonde détermination à obtenir avant tout le retrait de la réforme du collège engagée par Najat Vallaud-Belkacem. Le processus de lutte mené dès le début par notre fédération et ses syndicats membres ne saurait se diluer dans les appels plus larges à manifester sur des revendications globales, aussi légitimes soient-elles. Nous demandons donc à tous ceux et toutes celles qui rejoindront les actions du 9 mars de continuer de faire connaitre et entendre prioritairement leur opposition à la réforme à cette occasion.

Enfin, les mobilisations et les grèves ont un coût très lourd pour les personnels qui perdent à chaque fois une journée de salaire sans voir venir la moindre prise en compte de leurs revendications : pour la FAEN, il est donc temps de trouver d’autres moyens de se faire entendre. Elle approuve ainsi l’appel au boycott des brevets blancs dans les établissements par tous les personnels engagés dans ces activités (réalisation des sujets, logistique, correcteurs, surveillants, gestion administrative…) proposé le 2 mars par les syndicats SNCL-FAEN et SIAES-SIES/FAEN à l’intersyndicale, qui ne l’a malheureusement pas retenue pour l’instant.

La FAEN maintient sa vigilance et se tient prête à initier et soutenir d’autres modalités d’action qui s’avèreraient nécessaires dans les semaines à venir.

Paris, le 6 mars 2016

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26 février 2016

Loi déontologie : droits et obligations des fonctionnaires

Ce projet de loi qui commence à faire grand bruit a été adopté par le Sénat à la fin du mois dernier.

Il doit prochainement repasser en examen devant l’Assemblée nationale, mais déjà de nombreuses inquiétudes se profilent. L’essentiel de son objet est de réviser et compléter la loi Le Pors de 1983, dont il abroge ou modifie de très nombreux articles.

En l’état actuel des travaux, il contient des apports incontestables notamment de lutte contre les conflits d’intérêts rencontrés par les fonctionnaires dans l’exercice de leur fonction, de protection des fonctionnaires et de leurs familles en cas d’agression ou d’implication juridique.

Il resserre les obligations encadrant les pratiques d’activités professionnelles privées annexes. Il impose également la création d’une commission de déontologie pour résoudre les litiges en la matière. Toutefois, d’autres points très contestables surgissent de ce travail, soit à cause d’ajouts délibérés et malvenus, soit par omission suite à l’abrogation un peu cavalière de certains articles de la loi Le Pors : un ajout du Sénat viendrait ainsi rétablir les 3 jours de carence (dans les trois fonctions publiques) qui avaient été supprimés par l’actuel gouvernement.

En outre, l’article 26 de la loi Le Pors (qui évoquait jusque là un devoir de secret et de discrétion professionnelles pour les fonctionnaires) est remanié en employant une formule plus discutable de « devoir de réserve des fonctionnaires ».

Dans la mesure où cette expression fait penser à d’autres corps de l’Etat qui lui donnent un sens plus fort, il est possible de s’en inquiéter.

La FAEN restera donc très vigilante à l’évolution du texte en question, afin de s’assurer que cette nouvelle loi ne porte pas atteinte aux acquis des fonctionnaires et ne devienne pas inutilement coercitive.


26 février 2016

Gouvernance dans l’Education nationale : quels recteurs pour demain ?

C’est un décret qui vient accélérer les choses en matière de rapprochements académiques au sein des nouvelles régions ; le projet du gouvernement apparaît maintenant plus clairement. Dans les faits, ce sont les nouveaux « recteurs de région académique » qui auront la charge de prendre les décisions qui fâchent. 

Placés à la tête de plusieurs académies réunies dans une même région (ou d’un ensemble interrégional), ces « super recteurs » seront, selon le décret, appuyés par un comité régional dans leurs décisions de rapprochement et de fusion des divers services ; sur leur initiative, ce sont ainsi des pans entiers des activités rectorales qui pourraient être amenés à fusionner : formation professionnelle, orientation, dispositifs de lutte contre le décrochage...

Les « super recteurs » auront toute latitude pour établir les politiques coordonnées les plus variées, et créer de nouvelles fusions de services sur simple arrêté. Ils décideront également des moyens dont disposeront ces nouveaux services, de leurs supérieurs hiérarchiques, de leurs modalités d’évaluation, etc.

C’est donc une petite révolution qui se prépare au niveau des responsabilités rectorales : le ministère semble ainsi passer la main sur la gestion des rapprochements régionaux académiques, confiant le rôle ingrat d’élaguer les services en doublon à ces nouveaux subordonnés.

Dans le décret du 10 décembre 2015, l’institution de « super-recteurs » chargés de conduire la politique régionale de l’Education nationale, soulève plusieurs questions : selon les relations qu’il entretiendra avec le ou les recteurs d’académie de sa région, sa fonction n’évoluera t-elle pas vers celle d’un « vice-recteur » ? En cas de conflit, qui le ministère soutiendra t-il, les académies ou le « super-recteur » ?Autant de questions sans réponse.

De fait, le décret institue une évolution de la fonction de recteur vers celle d’un haut fonctionnaire « ordinaire ». L’exigence d’être universitaire pour parvenir à la fonction diminue, permettant de diversifier le vivier de recrutement vers des personnels d’encadrement de l’Education nationale, voire au-delà.

La FAEN y voit encore un moyen trouvé pour éviter le choc frontal d’une politique de réduction de moyens administratifs à l’échelle nationale : les conflits qui ne manqueront pas de voir le jour face à ce nouveau management pouvant ainsi rester cantonnés à l’échelle régionale.

La FAEN dénonce aussi cette porte ouverte sur toujours plus de disparités entre les régions, puisque le fonctionnement global de l’Education nationale sera demain soumis aux fantaisies des uns et des autres, changeantes d’une région à l’autre.


Le XIème Congrès national de la FAEN s'est tenu à Paris le 4 février 2016


21 janvier 2016

Tous en grève le 26 janvier pour obtenir l’abrogation de la réforme du collège.

Téléchargez le communiqué


14 janvier 2016

Grève Fonction publique à Mayotte

La Fédération Autonome de l’Éducation Nationale apporte, depuis le début, son soutien aux actions engagées par l’intersyndicale à Mayotte pour obtenir de meilleures conditions d’intégration des fonctionnaires des corps de la collectivité de Mayotte dans les corps correspondants de la fonction publique de l’Etat.

La FAEN estime que les reclassements selon les règles habituelles de la fonction publique ont des conséquences particulièrement injustes dans le contexte particulier de Mayotte.

C’est pourquoi, pour la FAEN, l’amélioration de ces reclassements représente une priorité absolue.

La FAEN appelle donc tous les fonctionnaires de Mayotte à se mobiliser à nouveau lors de la journée nationale d’action des fonctionnaires du 26 janvier pour obliger le Gouvernement à répondre enfin positivement à leurs légitimes demandes.

TOUS EN GREVE LE 26 JANVIER 2016. 

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12 janvier 2016

Mobilisation générale le 26 janvier

La FAEN apporte son soutien aux actions conduites par le SNCL et le SIES au sein de l’intersyndicale pour obtenir une autre réforme du Collège.

C’est pourquoi la FAEN appelle les personnels de toutes catégories exerçant dans les collèges et les lycées à faire grève le 26 janvier 2016 et à participer aux cortèges clairement identifiés de l’intersyndicale contre cette réforme du collège.

Par ailleurs, la FAEN rappelle qu’elle dénonce le blocage des salaires des fonctionnaires depuis l’instauration du gel du point d’indice en juillet 2010 et qu’elle a participé à de nombreuses actions communes pour exiger le rattrapage du pouvoir d’achat perdu. Parce qu’elle considère que l’accord des Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations (PPCR) passé en force par le gouvernement ne constitue même pas un rattrapage suffisant de toutes ces années de blocage, et qu’il contient également beaucoup trop de zones d’ombre quant à sa mise en œuvre, elle l’a toujours dénoncé sans ménagement.

Pour autant, les revendications sur la revalorisation des carrières au sein de la Fonction publique n’en sont pas moins légitimes à ses yeux, mais la FAEN déplore l’opération de récupération de la mobilisation contre la réforme du collège, conduite par certaines fédérations qui lancent une journée d’action le même jour sur une plateforme totalement différente.

Cette « politique du coucou » retirera selon elle de la lisibilité à la mobilisation exemplaire conduite par l’intersyndicale contre la réforme du collège et risque de nuire à sa réussite.

Contrairement aux organisations qui ont soutenu la pseudo-refondation Peillon ou qui se sont abstenues et qui combattent aujourd’hui la réforme qui en découle, la FAEN et ses syndicats ont fait preuve de clairvoyance et de constance dans leurs prises de position et sont plus que jamais partie prenante dans la défense de l’école républicaine. 


12 janvier 2016

Le Bac Pro fête ses 30 ans…

Et il a bien changé depuis 85 ! De là à dire qu’il vieillit mal… En 1985, il devait contribuer à atteindre l’objectif des 80 % d’une classe d’âge au bac et, avec le début du chômage de masse, il devait aussi retarder l’arrivée des jeunes sur le marché du travail.

A cette époque, il se faisait en 4 ans (2 ans après un B.E.P. ou un C.A.P.) Puis il y a quelques années tous les Bacs Pro sont progressivement passés en 3 ans.

Pourtant les élèves sont les mêmes, voire plus fragiles. Fini la sélection et les effectifs réduits des expérimentations ! 30 élèves par classe. La réduction des offres de formations et bon nombre de C.A.P. réservés en priorité aux élèves de S.E.G.P.A conduisent des élèves en Bac Pro, là où ils ne trouvent jamais vraiment leur place. Cela entraine absentéisme, incivilités de la part d’élèves déçus, las d’être mis en difficulté, saturés et souvent en mal-être.

De plus avec le Bac Pro 3 ans, les élèves arrivent en sortant de 3ème. Ils sont jeunes, très jeunes et même trop jeunes. Certains obtiennent un diplôme d’insertion à 17 ans. En seconde, ils sont trop jeunes pour pouvoir utiliser certaines machines dangereuses par exemple. Le placement en P.F.M.P. est difficile dans certaines filières et l’insertion professionnelle également.

En Bac Pro ASSP, on voit des élèves de 15 ou 16 ans effectuant leur période de stage en maison de retraite, confrontés à la mort, à la dépendance, réalisant des toilettes. En Bac Pro CSTR, conduite routière, les élèves passent leurs journées sur la route dans un camion, à observer le chauffeur car évidemment ils ne peuvent pas conduire.

En Bac Pro SPVL, services de proximité et vie locale, comment demander à des adolescents de faire de la gestion de conflit auprès d’adultes, ou d’adolescents du même âge ? Avec leur bac, les mêmes élèves de Bac ASSP, option domicile ou conducteur routier sont bloqués parce que trop jeunes pour avoir le permis de conduire.

Les demandes de prolongation de scolarité sont alors relativement importantes, 33,5 % font des vœux en admission Post Bac. Cela semble positif, on donne de l’ambition à ces élèves… Mais leurs chances de réussite sont limitées. Le niveau du Bac Pro est en décalage avec les exigences du B.T.S.

Les élèves de Bac Pro, du fait des PFMP, ont 22 semaines de cours en moins par rapport aux élèves de l’enseignement général. Les élèves de lycée professionnel n’ont pas d’habitudes de travail. En Bac Pro le travail personnel demandé aux élèves est rarement fait et souvent superficiel. Alors comment faire face en étude supérieure, dans les mêmes classes que des élèves venant de la filière générale ou technologique ?

Fêtons les 30 ans de ce Bac, avec un taux de réussite en baisse comme cerise sur le gâteau, conséquence d’un niveau scolaire insuffisant. Mais ce n’est pas ce que vous entendrez, on vous dira que l’image des L.P et de la voie professionnelle est meilleure pour les familles. C’est peut-être vrai au moment de l’orientation, en fin de troisième et encore, bon nombre préfèrent la filière générale, quitte à échouer en seconde et à nous revenir en première en « passerelle » pour un Bac Pro en 2 ans … Qui dit mieux ?


12 janvier 2016

Pour une hausse des salaires des fonctionnaires

Alors que les fonctionnaires français voient leurs salaires bloqués depuis juillet 2010, leurs homologues des administrations des instances européennes commencent bien l'année avec une  hausse de leur traitement en moyenne de 2,4 % en 2016 !

Cette hausse résulte de l’application d’un mécanisme complexe basé notamment sur l'évolution moyenne des traitements des agents publics dans les onze principaux pays de l'Union européenne.

Ce qui signifie que dans la majorité de ces pays les fonctionnaires ont reçu des augmentations non négligeables.

La palme de la progression des salaires revient à l'Allemagne (+2,9 %).

Les traitements des fonctionnaires des instances européennes, qui gagnent en moyenne 6 500 euros nets par mois, n'avaient pas été revalorisés pendant les quatre dernières années.

Cette information montre que les fonctionnaires français, bien moins bien payés que leurs homologues allemands et des instances européennes, ne doivent pas faire de complexes pour exiger le rattrapage puis au moins le maintien de leur pouvoir d’achat.


12 janvier 2016

Les inspecteurs dénoncent à leur tour la réforme du collège

Peu avant les congés de fin d’année, deux syndicats d’inspecteurs d’académie ont exprimé publiquement leur désaccord avec la réforme envisagée du collège. Dans le tumulte de ce dernier mois, la nouvelle a pu passer inaperçue : elle est pourtant de taille, et le ministère devrait s’inquiéter sérieusement de ce qu’elle implique.

En effet, le Syndicat National des Personnels d’Inspection (SNPI-FSU) s’est très clairement exprimé contre cette réforme, dénonçant plusieurs éléments graves :

- Une prétendue interdisciplinarité qui sert en réa-lité de prétexte à un enseignement thématique basé sur « des liaisons superficielles entre disciplines ».

- Une obsession utilitariste dans la définition des objectifs d’enseignement, où l’acquisition de savoirs abstraits est dévalorisée par rapport à la réalisation d’objets concrets.

- Un manque de clarté et de lisibilité qui constitue un danger véritable pour les élèves déjà en difficulté.

- Les risques de dégradation des conditions de travail accompagnant une autonomie toujours croissante des établissements, etc.

Plus marquant encore, c’est cette fois-ci le Syndicat des Inspecteurs d’Académie (SIA, pourtant affilié à l’UNSA qui reste le principal promoteur de cette réforme du collège…) qui dans sa lettre à la ministre a exprimé ses craintes à propos de « l’excessive technicité organisationnelle et pédagogique du projet actuellement mis en œuvre ». Le surcroit de travail qui attend les enseignants ne peut donc plus être nié, même les syndicats les plus favorables à cette réforme le dénonçant désormais !

La FAEN confirme ces analyses qui prennent d’autant plus de poids qu’elles émanent des syndicats représentant le corps de métier ayant la charge de l’encadrement et de la future mise en œuvre de la réforme. Cette réforme, devenue un pur enjeu politique, s’avèrerait un désastre pour notre éducation. Le ministère, s’il s’obstine, ne fera que se discréditer davantage.


18 décembre 2015

Répartition des créations de postes en 2016

6 639 créations de postes sont annoncées pour la rentrée 2016, dont 3 835 dans le premier degré qui devrait accueillir à peine moins d’élèves l’année prochaine (-533) par rapport à 2015.

Toutes les académies bénéficient de ces créations, à l’exception de Caen qui perd 20 postes dans le second degré et n’en gagne que 5 dans le premier, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique qui perdent chacune 35 postes. La région parisienne bénéficie des plus fortes augmentations, notamment dans l’académie de Créteil (+1 095 postes à Créteil pour 10 000 élèves de plus) et de Versailles (+870 postes pour plus de 8 000 élèves supplémentaires). Paris ne reçoit aucun poste, mais les effectifs élèves devraient chuter de -1 900.

Le ministère affirme avoir organisé cette ventilation en fonction de trois critères : social, territorial, et priorité au premier degré. Dans le second degré les 2 804 nouveaux postes accompagnent selon lui essentiellement la hausse démographique, tout en étant censés faciliter la mise en place de la réforme du collège.

Dans ce cadre, la FAEN constate que le compte n’y est pas : avec seulement 2 800 postes supplémentaires dans le second degré pour 37 400 élèves de plus attendus (soit un rapport de 1 enseignant pour 13,3 élèves), cette ventilation va détériorer le taux d’encadrement actuel (12,5). Il est donc clair que parler de dotation complémentaire en vue de la réforme du collège ne relève que de l’esbroufe... 


18 décembre 2015

Du nouveau pour les 3e « prépa-pro »

De nouvelles dispositions seront applicables à partir de la rentrée prochaine aux classes de troisièmes préparatoires à l’enseignement professionnel. Le volume horaire des différents enseignements reçus dans ces classes vient en effet d’être précisé dans un récent décret à ce sujet (même si ce volume peut disposer de dérogations au cas par cas, notamment si la classe est hébergée dans un lycée).

Une dotation horaire de 6 heures supplémentaires permet aux élèves de recevoir un enseignement de complément de découverte professionnelle. Visites d’information, séquences d’observation, stages d’initiation ou d’application sont inclus dans ce volume représentant 216 heures annuelles.

Les classes prépa-pro ayant globalement remplacé les fameuses DP6 et troisièmes d’insertion depuis trois ans déjà connaissaient jusqu’ici un succès mitigé, notamment à cause du flou d’organisation horaire et du manque de moyens alloués. Ces ajustements sont encore insuffisants, même s’ils vont dans le sens de revendications de longue date de certains  syndicats de la FAEN.

La question de la création de la quatrième prépa-pro doit quant à elle rester posée.

Espérons cependant que cela permettra de revaloriser ce parcours important pour les élèves cherchant à se remobiliser autour d’un projet professionnel.


18 décembre 2015

Nouvelle donne pour le label « Lycée des métiers »

Le Conseil Supérieur de l’Education s’est penché le 10 décembre dernier sur une nouvelle politique d’attribution du label « Lycée des métiers » aux établissements qui en font la demande. Suite à ces modifications, l’obtention de ce label ne dépend plus que de cinq critères (au lieu de neuf auparavant) : offre de formations professionnelles autour d’un ensemble de métiers et de parcours de formation, pluralité des publics accueillis, partenariat actif avec le tissu économique local, mise en place et suivi d’actions pour prévenir le décrochage scolaire, politique active de communication.

Par ailleurs, trois autres modifications ont été apportées : suppression des conventions de partenariat (qui permettaient jusque là à des établissements ne répondant pas seuls aux critères de s’associer à d’autres pour l’obtention du label), actualisation du groupe académique chargé de proposer les attributions au recteur et mise à jour annuelle d’une liste nationale des établissements labellisés.

Ces modifications arrivent sans qu’aucun bilan spécifique récent n’ait été fait sur les lycées des métiers, en dehors du cadre du projet de lutte contre le décrochage scolaire. Par ailleurs, quel sens peuvent-elles avoir quand une révision de la réforme des lycées se profile déjà à l’horizon ?


3 décembre 2015

Réforme Châtel des lycées : on rouvre le dossier

 

Le jeudi 26 novembre, des échanges ont débuté au Ministère de l’Education nationale avec les différents syndicats afin de dresser un bilan de la réforme des lycées. Ce bilan, déjà attendu en juin 2015, et qui doit faire la lumière sur les effets réels de la réforme Châtel du gouvernement précédent, arrive en vérité bien tard pour qu’on puisse espérer de lui un quelconque effet bénéfique.

Plus grave encore, les conclusions semblent déjà très orientées par la forme que doit prendre le bilan : construit autour de quatre axes (« Evaluation et certification », « parcours orientation et égalité des chances », « préparation de l’après-lycée », et « démocratie, autonomie des établissements et vie lycéenne »), il compte aussi s’appuyer sur une enquête de satisfaction à l’intention des lycéens.

La principale raison du recul de ce bilan de réforme n’est pas difficile à déterminer : plus tôt, il aurait apporté de solides arguments aux actuels opposants de la réforme du collège : nous ne pouvons en effet que constater de flagrantes similitudes entre cette réforme et les inflexions que le ministère s’apprête à donner à la réforme Châtel, qu’il ne s’agit nullement d’enterrer.

Autonomie des établissements, dispositifs souples de remédiations… tout cela a un goût de déjà vu !

La réforme Châtel a été une régression qu’il est désormais impossible de nier et beaucoup de travail va être nécessaire pour seulement restaurer ce qui a été perdu. La FAEN demande au Ministère de prendre sérieusement en considération les enjeux d’une réforme du lycée qui ne pourra se contenter de quelques ajustements.


3 décembre 2015

Accord PPCR : vers une évaluation au mérite ?

 

L’accord PPCR (Parcours Professionnels Carrière et Rémunération), on le sait, pourtant refusé par les syndicats, sera appliqué tout de même par le gouvernement… Même si la FAEN reste indignée par le procédé, il lui faut prendre ses responsabilités et regarder maintenant en détails ce qu’il en sera pour tous les fonctionnaires à travers ce protocole qui compte étendre sa mise en place entre 2016 et 2020.

Le protocole a tout d’abord vocation à s’appliquer aux trois versants de la fonction publique. Une revalorisation des grilles indiciaires est présentée comme le pendant d’une « concertation sur la prise en compte de la valeur professionnelle » dans la progression de carrière, sujet qui devrait être au cœur des débats à partir de décembre.

Pour être plus clair, il s’agit bien d’inscrire dans les statuts de toute la fonction publique une accentuation de la prise en compte du mérite dans l’avancement de carrière des fonctionnaires…

Le ministère, en développant une nouvelle fois grossièrement ce principe libéral dans la gestion de ses personnels, commet une erreur gravissime : il oublie ce qui est le propre du fonctionnariat, à savoir un statut protégé, à l’abri relatif des pressions, afin de garantir à l’agent son autonomie et la sérénité nécessaire à un exercice probe et désintéressé de sa mission au service de l’Etat ; mission dont la qualité ne se mesure la plupart du temps pas sur un rendement, mais au contraire sur une hauteur de vue et un service neutre et objectif. Soumettre le fonctionnaire à une évaluation au mérite accentuée , c’est le soumettre au chantage, à l’influence hiérarchique, aux pressions périphériques, c’est contrairement aux idées reçues le déresponsabiliser, puisque c’est le déposséder de son autoévaluation et de sa réflexion personnelle en conscience sur la qualité de son propre travail.

Le travail sur les grilles sera quant à lui arrêté au premier trimestre 2016, et pourrait entrainer la modification de plusieurs centaines de textes statutaires…

D’autres priorités sont encore affichées, bien que sans contenu précis : formation initiale et continue pénibilité au travail, qualité du dialogue social…


Attentats à Paris et Saint Denis. DEUIL NATIONAL.

 

Communiqué de la FAEN : lâcheté et barbarie

 

Communiqué du SNCL

 

Communiqué du SIAES - SIES


Pour un allègement du programme d’histoire-géographie en Terminale S.

Signez et faites signer la pétition intersyndicale nationale incluant le SNCL et le SIES. Cliquez ici.


MUTATIONS INTER ACADEMIQUES

Consultez le site internet du SNCL, du SIES, du SIAES et du SPIEN pour plus d'informations.


Réforme du collège :

Tract intersyndical national

 

L'intersyndicale nationale contre la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, incluant le SNCL-FAEN et le SIES-FAEN, vient de publier le tract ci-contre.

Cliquez ici pour le télécharger et l'imprimer.

 

L'intersyndicale met à votre disposition une carte pétition à envoyer au Président de la République. Les courriers adressés au Chef de l'Etat sont dispensés d'affranchissement. Cliquez ici pour la télécharger.

 

L’intersyndicale nationale, incluant le SNCL-FAEN et le SIES-FAEN se réunit régulièrement, publie des communiqués et propose des actions aux professeurs.

Un communiqué intersyndical national a été publié le 5 novembre.

Cliquez ici pour le télécharger et l'imprimer.

 

Les représentants de l’intersyndicale nationale, incluant le SNCL-FAEN et le SIES - FAEN, tiendront une conférence de presse le 12 novembre à 10h00 et s’adresseront au Président de la République, puisque la ministre méprise les personnels en refusant de recevoir l’intersyndicale depuis plusieurs mois.

Dans les établissements du 23 au 27 novembre : semaine intersyndicale d’information et d’actions.

 

Un précédent communiqué intersyndical national a été publié le 14 octobre.

Cliquez ici pour le télécharger et l'imprimer.

 

Consultez le site du SNCL, du SIES et du SIAES pour plus d'informations.

 


6 novembre 2015

Communiqué de presse : journée nationale de mobilisation des personnels AESH

 

Mercredi 4 novembre 2015, les organisations syndicales FERC-CGT, SUD-Éducation, FNEC-FP-FO et FAEN ont organisé une journée nationale de mobilisation en faveur des personnels qui accompagnent les élèves en situation en handicap (AESH). A cette occasion, plusieurs rassemblements ont été organisés (Rennes, Toulouse, Clermont-Ferrand...), d'autres le seront dans les prochains jours (Perpignan, Dijon...). Localement, des sections syndicales de la FSU, du SE-UNSA, du SGEN-CFDT et de la CNT se sont jointes à l'action.

A cette occasion, l'intersyndicale FERC-CGT, SUD-Éducation, FNEC-FP-FO et FAEN a été reçue au ministère de l’Éducation nationale.

L'intersyndicale a rappelé le fait que nous étions loin de la « professionnalisation » annoncée, ceci d'autant plus que ce qui est proposé n'est pas dans un cadre statutaire de la Fonction publique. L'intersyndicale a demandé la mise en place d'emplois de titulaires dans le cadre d'un corps de la Fonction publique. Le ministère s'appuie sur la création d'un diplôme (publication annoncée pour décembre 2015) et d'une formation pour justifier la « professionnalisation ».

Concernant les personnels AVS en contrat CUI, le ministère annonce une augmentation de 10000 CUI en septembre 2015 ce qui porte à 58 000 le nombre de ces personnels ! L'intersyndicale a rappelé qu'elle considérait que cette utilisation massive de contrats aidés, donc de personnels très précaires, n'était pas acceptable. Ces contrats ne sont pas adaptés pour ces missions pérennes (d'ailleurs les modulations dans les contrats, qui sont en réalité une annualisation, le montrent). Concernant les milliers de personnels qui se retrouvent au chômage car ayant 2 ans d'ancienneté comme CUI et qui ne peuvent pas prétendre à un CDD AESH faute de budget, la seule annonce du ministère est la création de 350 équivalents temps plein en 2015 et 350 en 2016, bref une goutte d'eau !

L'intersyndicale a soulevé l'incohérence d'un système où un métier pérenne est assumé par des personnels précaires, qu'ils soient en CUI ou en CDD/CDI AESH. Le ministère s'est contenté d'envisager hypothétiquement une augmentation du nombre de personnels en CDD/CDI AESH... une hypothèse, rien de plus.

L'intersyndicale a demandé la généralisation des CDD de 3 ans, pour permettre aux salariés d’avoir une perspective de carrière, et assurer aux élèves en situation de handicap un suivi cohérent à leur accompagnement. Le ministère s'est dit favorable à cela, mais pas avant le deuxième contrat. Le ministère s'est engagé à faire une note en ce sens aux Rectorats.

Les organisations syndicales FERC-CGT, SUD-Éducation, FNEC-FP-FO et FAEN attendent des actes pour permettre une véritable sortie de la précarité de ces personnels indispensables.

Elles appellent à l’organisation d’Assemblées Générales unitaires dans les départements et les académies pour discuter des suites des actions en faveur des personnels AESH.

Téléchargez la version imprimable du communiqué interfédéral


L'intersyndicale nationale contre la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, incluant le SNCL-FAEN et le SIES-FAEN, met à votre disposition une carte pétition à envoyer au Président de la République.

Les courriers adressés au Chef de l'Etat sont dispensés d'affranchissement.

Cliquez ici pour télécharger la version recto-verso pour impression.


14 octobre 2015

Retrait des textes relatifs à la réforme du collège

communiqué de presse de l'intersyndicale nationale

 

L’intersyndicale appelle les collègues à organiser le refus collectif de s’impliquer dans les formations-formatages proposées pendant les congés d’automne comme à la rentrée, à refuser toute anticipation de la réforme, à développer toutes les initiatives locales propres à bloquer sa mise en place. lire la suite

 

Téléchargez le communiqué de l'intersyndicale nationale du 14 octobre


 

Retrait des textes relatifs à la réforme du collège :

Toutes et tous à paris le samedi 10 octobre !

Manifestation nationale syndicale et citoyenne

contre la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem

manifestez avec le SNCL-FAEn et le SIAES-SIES/FAEN.

 

Pour rejoindre le lieu de la manifestation : Ligne RER B descendre station RER Port Royal.

Lieu de rassemblement des syndicats de la FAEN (SNCL, SIAES, SIES, SAGES, SPIEN ...) : entre le n° 69 et n° 71 du Boulevard Denfert-Rochereau à la hauteur du portail bleu. Rassemblement à partir de 12h30.

Départ de la manifestation à 13h30

Lire le communiqué de l'intersyndicale nationale


30 septembre 2015

Les organisations syndicales signataires considèrent que les textes de 2014 sont loin de clore le dossier des personnels Accompagnant les Élèves en Situation de Handicap (AESH). En dépit de la forte demande sociale, notamment de la part des parents d'élèves, nous restons loin de la « professionnalisation » annoncée, ceci d’autant plus que ce qui nous est proposé n’est pas dans un cadre statutaire de la Fonction publique. Nous revendiquons que les missions d'AESH soient uniquement effectuées dans le cadre d'emplois statutaires, et qu'il ne soit plus fait appel à des contrats précaires (Contrats Uniques d'Insertion – CUI) pour couvrir ces besoins.

Concernant la situation des personnels en CUI : le refus actuel de leur accorder un statut dans le cadre de la Fonction publique met ces personnels dans une situation très précaire et sujette à des abus de la part de l'administration. L'annualisation est aussi scandaleuse qu'illégale. La possibilité offerte par les textes de 2014 d’obtenir un CDD AESH reste fictive par manque de budgets. Par ailleurs, il leur faudra attendre 8 à 11 ans avant de pouvoir bénéficier d’un CDI. Nous demandons que les 2 ans d’expérience exigibles à un Contrat à Durée Déterminée (CDD) AESH soient prises en compte a minima dans le décompte des 6 années nécessaires pour être éligible à un CDI AESH. Nous demandons qu’à terme il ne soit plus fait appel à des CUI pour couvrir ces besoins.

Concernant les personnels en CDD et CDI AESH, la rémunération proposée reste très insuffisante. Pour la majorité des personnels qui est à temps partiel, cela revient à des rémunérations de l’ordre de 700 euros par mois. Nous attendons toujours d’autres propositions salariales. Nous demandons qu’il soit réellement possible pour ces personnels de bénéficier de temps pleins. La reconnaissance de ce métier doit passer aussi par la reconnaissance dans le temps de travail des AESH des réunions de concertations, de synthèse, de suivi de scolarité ainsi que d’un temps de préparation. La durée des contrats CDD doit être aussi revue et portée à 3 ans pour permettre aux salariés d’avoir une perspective de carrière, et assurer aux élèves en situation de handicap un suivi cohérent à leur accompagnement.

Par ailleurs, de nombreuses questions restent en suspend comme la question de la qualification. Quelle valorisation de l’expérience ? Quel travail réel sur un niveau de qualification qui doit être revu ?

Les organisations syndicales FERC-CGT, SUD-Education, FNEC-FP-FO et FAEN exigent l’ouverture de discussions pour leur intégration dans un corps de la Fonction publique. Dans l’urgence, elle exige le déblocage des budgets suffisants pour permettre l’embauche suffisante de personnels en CDD et CDI AESH, en particulier pour que les personnels actuellement en CUI puisse devenir AESH.

Elles appellent à l’organisation d’Assemblées Générales unitaires dans les départements et les académies pour préparer une journée nationale de mobilisations (un préavis de grève sera déposé) le mercredi 4 novembre 2015. A cette occasion, elles appellent à l’organisation de rassemblement devant les DASEN à 14h00. Une demande d’audience au ministère sera faite pour le 4 novembre 2015.

Téléchargez le communiqué de l'interfédérale nationale


14 septembre 2015

Défendre les lettres classiques : une initiative originale.

Un groupe d’enseignant(e)s de lettres classiques, soutenu par des professeurs d’autres disciplines conscients des multiples dangers de la réforme du collège de Najat Vallaud Belkacem, a réalisé un calendrier humoristique intitulé « le calendrier des immortels » afin de dénoncer une des conséquences de cette réforme : la mise à mort du latin et du grec.

Nous vous en offrons un aperçu. Zeus : « Éradiquer les langues anciennes_ Allez-vous faire foudre ! ». Bacchus : « Le vin ça enivre, mais la réforme ça saoule ». Athéna : « La réforme, ça Minerve ».

Les auteurs, de sensibilités syndicales et/ou politiques différentes, précisent que le calendrier est également destiné à être affiché en salle des professeurs sur les panneaux syndicaux.

Note de la rédaction : n’affichez pas ce calendrier sur le panneau du SGEN-CFDT ou du SE-UNSA, ils soutiennent activement cette réforme, et tant d’autres réformes délétères...

Bien évidemment, alors que le ministère veut imposer sa réforme et faire taire toutes les voix qui s’élèvent pour résister, ces collègues subissent des pressions hiérarchiques inacceptables en démocratie.

La liberté d’opinion existe et le « devoir de réserve », souvent invoqué par l’administration et certains chefs d’établissement autoritaristes, ne s’applique pas aux opinions syndicales ou politiques lorsqu’elles sont exprimées par les professeurs en dehors des heures de cours et des réunions parents-professeurs organisées par l’établissement.

Ce calendrier (vendu à prix coûtant) peut être acheté sur un site internet :

https://fr.ulule.com/calendrierdesimmortels


11 septembre 2015

Les fédérations (FERC CGT, FAEN, CSEN-FGAF, SUD Education, FNEC FP FO) appellent l’ensemble des personnels de l’Education nationale à la grève du 17 septembre.

13 syndicats du second degré appellent à la grève le 17 septembre pour l’abrogation de la réforme du collège.

Bloquer la réforme du collège, c’est ouvrir la possibilité de donner un coup d’arrêt à toutes les dérives de la politique du ministère de l’Education nationale qui menacent l’école.

Obtenir un recul sur la réforme du collège serait une aide considérable pour la satisfaction des revendications urgentes de toutes les catégories de personnels.

La réforme actuelle du collège, massivement rejetée par les enseignants du second degré, est une pièce d’une logique d’ensemble qui concerne tous les personnels et qui menace les statuts et le cadre national de l’école.

La réforme territoriale, la régionalisation de la formation professionnelle, la mise en place des PEDT et de la réforme des rythmes scolaires vont dans ce sens avec des conséquences en matière d’accès de tous au service public, d’emploi et de statut.

La ministre annonce de nouvelles mesures découlant des mêmes logiques ! Les fédérations syndicales considèrent que le danger d’une nouvelle réforme du lycée s’inspirant de la réforme du collège existe.

Il faut stopper cette logique ! Il est possible de gagner.

Les fédérations (FERC CGT, FAEN, CSEN, SUD Education, FNEC FP FO…..) appellent l’ensemble des personnels de l’enseignement à se réunir, à décider de faire du 17 Septembre une grande journée de grève et de manifestations.

Elles considèrent que si la ministre ne recule pas le soir du 17, elle prendrait la responsabilité de la poursuite du conflit.

Téléchargez le communiqué de l'interfédérale nationale


3 septembre 2015

Réforme du collège :

Le SNCL-FAEN et le SIES-FAEN ont participé à l'intersyndicale nationale qui s'est réunie à Paris le 1 septembre.

Le SNCL-FAEN et le SIES-FAEN appellent à la grève le Jeudi 17 septembre avec l'intersyndicale nationale.

Lire le communiqué de l'intersyndicale nationale


28 août 2015

Réforme territoriale : Les incidences sur l’Education nationale

 

La loi relative à la réforme territoriale dite loi NOTRe, a été publiée au Journal Officiel du 8 août 2015. Elle organise la fusion des régions au 1er janvier 2016. Leur nombre passera de 26 actuellement à 13 en métropole.

Le conseil des ministres du 31 juillet 2015 a dévoilé les décisions prises pour l’Education nationale. Des décisions qui auront d’importantes conséquences.

Synthèse des annonces du gouvernement pour l’éducation :

Officiellement, les fusions d’académies ne seraient pas imposées. Un « regroupement » des académies composant chaque nouvelle région sera mis en place.

Une sorte de « région académique » avec à sa tête un « super recteur », choisi parmi les recteurs de la région, sorte de directeur de l’éducation du Préfet de région, interlocuteur du Président de la nouvelle région. Le rôle de ce regroupement d’académies étant d’harmoniser les politiques publiques de l’Education nationale, dans un « projet inter-académique ».

Afin d’atténuer les conséquences économiques de la perte de la qualité de chef-lieu de région de certaines grandes villes, dans quatre des futures grandes régions, le super-recteur ne sera pas installé dans le chef-lieu de région.

- Le « regroupement d’académies » de Normandie sera installé à Caen alors que Rouen sera Chef-lieu de région.

- Besançon, Nancy et Montpellier accueilleront les regroupements d’académies des régions ayant respectivement comme chef-lieu Dijon, Strasbourg et Toulouse.

Le « projet d’organisation inter-académique » pourra aller d’une simple coopération renforcée à des fusions d’académies (tiens, tiens, les revoilà).

Les conséquences prévisibles de ces décisions :

Faute de disposer de toutes les informations, qui seront dévoilées au fur et à mesure, analysons en schématiquement les conséquences sur les établissements et les personnels.

1 / Sur les établissements :

Une moins grande proximité des décideurs renforce automatiquement le rôle des échelons intermédiaires et donc celui du chef d’établissement déjà accru par la réforme du collège.

De plus, l’objectif poursuivi par la réforme territoriale d’une plus grande efficacité tout en faisant des économies risque de se traduire dans l’offre de formation faite aux élèves (options enseignées) et les budgets des établissements.

2 / Pour les personnels :

D’une part, la création de « super rectorats » entraînera des déplacements de personnels, notamment administratifs, pas toujours souhaités, dont l’inspection générale évaluait le nombre à 10000 !

Sans parler des coûts, les mesures d’accompagnement et de formation qui seraient alors, ou non, prises seront importantes.

D’autre part, si officiellement cette réforme sera sans incidences sur la gestion des carrières, on imagine mal que des modifications structurelles de cette importance, liées à la volonté affichée de réaliser des économies, puissent être sans incidence sur les carrières et les conditions de travail des personnels. On pense tout naturellement aux mutations, aux affectations des TZR, des stagiaires et des contractuels.

Première analyse de la FAEN :

La simplification annoncée se traduit, au moins pour le court terme, par l’ajout d’une structure supplémentaire (le regroupement d’académies) qui rendra le fonctionnement du système éducatif plus complexe, moins compréhensible et probablement plus coûteux : primes des super recteurs, davantage d’instances, donc de réunions et de déplacements. On peut d’ailleurs craindre que ces coûts supplémentaires ne s’imputent, d’une façon ou d’une autre, sur les budgets des établissements, y compris pédagogiques.

De plus, il faut considérer que cette réforme ne constitue qu’une étape transitoire d’une réorganisation de l’Education, dont personne ne peut actuellement prévoir l’ampleur, et qui pourrait bien conduire à une régionalisation de l’éducation qui, dès lors, ne serait plus nationale.

Ce faisant, la France poursuit la mise en place de sa nouvelle gestion publique qui se rapproche des règles de management de l’entreprise privée. Alors que les personnels de l’Education, encore nationale, ballotés de réformes en réformes, ont besoin de stabilité pour asseoir leur action, ces différents éléments montrent que nous entrons dans une zone de fortes turbulences et de grande instabilité.

Pour toutes ces raisons, la FAEN qui est franchement opposée à la fusion d’académies et à la régionalisation de l’Education nationale, demande au gouvernement de revoir sa copie.


28 août 2015

Réforme du collège : c’est toujours non !

 

Deux mois d’été n’y ont rien changé : la FAEN et ses syndicats rejettent toujours la réforme du collège.

La volonté de la ministre de l'imposer sans réel dialogue avant les vacances, en espérant que les choses se tasseraient en septembre, est un échec. Les anticipations mises en œuvre dès cette année ne manqueront pas de révéler bientôt la dangerosité de cette réforme.

La FAEN reste déterminée à obtenir l’abrogation des textes et la réouverture de discussions sur d’autres bases, et appelle l’ensemble des personnels à poursuivre et amplifier les actions dès la prérentrée.

La FAEN, par l’intermédiaire du SNCL et du SIES, s’est engagée dans l’intersyndicale pour construire ensemble un processus d’actions incluant une grève nationale en septembre et une manifestation nationale en octobre.

Dès la rentrée, les membres de l’intersyndicale se réuniront pour en définir les modalités. En attendant, n’hésitez pas à prendre connaissance des différentes publications des syndicats de notre fédération, sur leurs sites internet respectifs et sur le site de la FAEN. Cette réforme du collège ne passera pas !


réforme du collège

Grève nationale en septembre - Manifestation nationale en octobre

Communiqué de l'intersyndicale nationale - 29 Juin

Communiqué de l'intersyndicale nationale - 18 Juin


Répression au collège Bellefontaine

Le SNCL-FAEN, le SIES-FAEN et l’intersyndicale nationale apportent leur solidarité aux six enseignant(e)s du collège Bellefontaine victimes de répression.

Lire le communiqué de l'intersyndicale nationale du 30 Juin


grève le 11 Juin contre cette réforme du collège

Communiqué de l'intersyndicale nationale du 28 mai 2015 (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN).

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN constatent l’enfermement du ministère dans son maintien de la réforme du collège et son refus d’entendre les demandes des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré.

Confirmant leur analyse commune de la réforme et des conditions de la publication des textes le 20 mai, elles appellent les personnels à amplifier l’action, en particulier le 4 juin, contre les textes publiés au lendemain d’une grève majoritaire dans les collèges, pour leur abrogation et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

Elles appellent à signer et faire signer massivement la pétition intersyndicale « Un autre collège 2016 ».

Elles appellent à une nouvelle journée nationale de grève et d’actions le jeudi 11 juin.

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un autre collège 2016 !

pétition de l'intersyndicale nationale (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN)

avec le soutien de ADEAF (Association pour le développement de l'enseignement de l'allemand en france), APLETTRES (Association des professeurs de lettres), APPEP (Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public), ARRÊTE TON CHAR (Les langues & cultures de l’antiquité aujourd’hui), CNARELA (Coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes), SUNDEP (Syndicat unitaire national démocratique des personnels de l'enseignement et de la formation privés)

 

La publication du décret et de l’arrêté définissant l’organisation du collège à partir de la rentrée 2016 met en place une réforme plus bureaucratique que pédagogique qui ne répondra pas aux besoins de formation de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire.

Elle est de plus un affront à une profession qui se bat au quotidien pour la réussite des jeunes qui lui sont confiés.

Les signataires demandent l’abrogation de ce décret et de cet arrêté et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

Signez la pétition intersyndicale nationale en ligne (cliquez ici)

Version papier à télécharger


réforme du collège

Communiqué de l'intersyndicale nationale réunie le 21 mai 2015

(SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO,

CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN)

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action, SUD Éducation, SNCL-FAEN et SIES-FAEN dénoncent la publication des textes concernant la réforme du collège au soir même d’une grève majoritaire dans les collèges. Cette provocation et ce mépris des personnels sont contre-productifs : il est illusoire d’espérer mettre en œuvre une réforme contre les professionnels.

Elles dénoncent les manœuvres de récupération politiciennes et les amalgames.

Elles demandent l’abrogation de ces textes, décret et arrêté, et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

En tout état de cause, elles refusent de discuter des modalités d’application de cette réforme.

Elles appellent les personnels à signer et faire signer la pétition intersyndicale, à poursuivre les mobilisations en cours : assemblées générales, délégations, rassemblements etc., et à mettre en débat une journée de grève nationale en juin.

Elles appellent d’ores et déjà à faire du jeudi 4 juin une nouvelle journée nationale de mobilisation dans tous les collèges : heures d’information syndicale, rencontres et débats avec les parents.

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Les syndicats d'enseignants du second degré de la FAEN (SNCL-FAEN, SIES-FAEN, SIAES-FAEN) appellent à la grève et à participer aux manifestations le 19 mai 2015 contre cette réforme du collège.

 


 RÉFORME DU COLLÈGE

La ministre politise le débat

 

Alors que l’opposition à sa réforme du collège ne cesse de croître, et probablement à court d’arguments pédagogiques, la ministre a choisi de politiser le débat pour justifier ses décisions.

Selon elle, sa réforme serait « de gauche » et donc ses opposants « de droite ». Progressistes contre conservateurs en quelque sorte. Grossière caricature puisque la diversité des syndicats qui s’opposent à la réforme infirme le propos.

En supprimant les classes bi-langues et les classes européennes, les options langues anciennes, etc, la ministre prétend offrir à tous les collégiens les mêmes perspectives de réussite et les tirer tous vers le haut.

Curieuse conception que celle qui prétend offrir en supprimant et tirer vers le haut en nivelant vers le bas, en fermant des classes recherchées.

Nouvelle contradiction lorsque quelques jours après la même ministre reproche à ses opposants de politiser le débat !

Si des familles cherchent à contourner la carte scolaire en évitant à leurs enfants les établissements ghettos, c’est en s’attaquant aux causes de leur ghettoïsation que l’on règlera le problème, pas en supprimant partout des enseignements qui répondent aux besoins de certains élèves.

Ce plaidoyer idéologique d’une réforme de plus en plus contestée pourrait s’avérer d’autant plus vain que la ministre pourrait être contrainte de revoir en partie sa copie.

En effet, le gouvernement allemand n’a pas du tout apprécié le contenu de la réforme des collèges de madame Vallaud-Belkacem car l’allemand participe à la mise en place de très nombreuses classes bi-langues. Il souffrirait donc particulièrement de leur suppression.

Plusieurs ministres allemands le font savoir à la presse affirmant même que la Chancelière doit en parler au Président français.

Le ministère de l’Education nationale travaille déjà à plusieurs propositions de modification permettant de « réduire la voilure » sans perdre la face.

L’idéologie de notre ministre va-t-elle céder devant cette nouvelle manifestation de la « Réalpolitik » allemande ?

En attendant, c’est un front syndical de plus en plus large qui se mobilisera contre cette réforme du collège le 19 mai prochain.

Paris, le 28 avril 2015

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MISSIONS DES ENSEIGNANTS ET OBLIGATIONS DE SERVICE

LA COUPE EST PLEINE !

Communiqué SNCL-SIES-SAGES

 

Quel jeu joue donc le ministère de l’Education nationale ?

Les décrets portant modification des missions et obligations règlementaires de service (ORS) des enseignants du second degré, initiés par Vincent Peillon et publiés fin août 2014 sous le ministère de Benoit Hamon, ont profondément modifié le décret de 1950 et dégradé la situation des professeurs.

Le ministère et les syndicats qui ont soutenu cette réforme (SGEN, SNALC, UNSA et abstention du SNES-SNEP/FSU) promettaient le maintien des maxima de service des professeurs du second degré (15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les certifiés et les PLP, 20 heures pour les professeurs d’EPS) et la « clarification » des missions liées au service d’enseignement (préparation de cours, suivi des élèves, aide à l’orientation, relations avec les parents, travail en équipe). C’était pour mieux porter l’estocade et ajouter de nouvelles missions (missions complémentaires, jusqu’ici sur la base du volontariat).

Les syndicats du second degré de la FAEN (SNCL - SIES - SAGES) avaient dénoncé le hold-up sur nos conditions d’exercice que constitue l’introduction de ces nouvelles missions sans aucune limitation laissant la porte ouverte à toute dérive inflationniste.

 

A l’occasion de la parution du projet de circulaire sur les missions, le ministère de l’Education nationale modifie la donne sur trois points particulièrement sensibles :

- Heures supplémentaires : Alors que le décret d’août 2014 confirmait la possibilité de n’imposer à un professeur du second degré qu’une seule heure supplémentaire, la circulaire opère un glissement vers 1,9 heures supplémentaires.

- Missions surajoutées : En plus des missions qui nous sont imposées par le décret de 2014, la circulaire en ajoute d’autres qui relevaient jusqu’ici de la liberté pédagogique et du volontariat (conseils de classe, participation au conseil école-collège, au conseil pédagogique, participation à l’ensemble des dispositifs d’évaluation des élèves, notamment les épreuves blanches…).

- Heure de vie de classe : Nous constatons une contradiction concernant cette heure dont le décret énonce qu’elle ne rentre pas dans le service d’enseignement (ce qui a toujours été notre position) alors que la circulaire l’introduit dans les missions d’enseignement, sans rémunération.

 

Pour les syndicats SNCL, SIES et SAGES, de deux choses l’une : ou bien les rédacteurs de l’un (décret) et de l’autre document (circulaire) ne se sont pas concertés et sont pris en flagrant délit d’incompétence, ou bien on a cherché à tromper les enseignants en ajoutant subrepticement, insidieusement, une pincée d’obligations de service supplémentaires non rémunérées visant à alourdir leur charge de travail et les faire travailler davantage.

Dans les deux cas, nos syndicats ont eu raison de toujours s’opposer à la Loi de refondation de l’Ecole et à la modification des statuts et missions des professeurs. Ils ont également eu raison de dénoncer les syndicats complices qui ont donné un blanc-seing au ministère en soutenant ses réformes et en ouvrant la boîte de Pandore.

C’est pourquoi le SNCL, le SIES et le SAGES demandent à la ministre de clarifier la situation et de rassurer ses interlocuteurs sur ses véritables intentions.

Paris, le 27 février 2015

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GARANTIE INDIVIDUELLE DU POUVOIR D'ACHAT 2015 : GIPA

Publié le 15/02/2015

 

Un arrêté daté du 4 février vient d’être publié. Il précise les éléments chiffrés qui permettront de déterminer les droits au versement de la GIPA en 2015.

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Défense des valeurs de la République : la FAEN reçue.

 

Une délégation de la FAEN a été longuement reçue au cabinet de Madame la Ministre de l’Education nationale, puis par les services de la DGESCO (Direction Générale de l’Enseignement Scolaire).

 

Nous avons d’abord rappelé avec force notre conception exigeante de la laïcité qui remonte aux origines de nos syndicats et de notre fédération. C’est pourquoi nous avons notamment demandé que la totalité des programmes nationaux puisse être enseignée dans l’ensemble des établissements.

 

La FAEN et ses syndicats (SNCL, SIAES, SIES, SAGES, SPIEN, SNEP, SAEM, SNAPAI) approuvent la volonté de renforcer l’enseignement des valeurs de la République, mais attendent du gouvernement des mesures concrètes qui traduisent dans les faits cette déclaration d’intention. Nous attendons une plus grande responsabilisation des parents qui sont, de par la loi, les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et donc de leur comportement.

Nous avons insisté sur le fait que le respect des valeurs républicaines passe inévitablement par le rétablissement de l’autorité des agents de l’Etat en général, et des professeurs et CPE en particulier, autorité trop souvent mise à mal ces dernières années. Le soutien de la hiérarchie doit être sans faille dès lors que les valeurs de la République sont niées, et que l’on cherche à y substituer d’autres valeurs, ou lorsque l’enseignement de certains aspects des programmes est contesté.

 

Concernant la réforme de l’évaluation des élèves, nous avons indiqué que les artifices de la communication présidentielle et ministérielle pour amener logiquement à l’annonce d’une « école bienveillante » participent d’une stigmatisation des enseignants antinomique de la nécessaire restauration de leur autorité. La FAEN rappelle que, dans leur très grande majorité, les professeurs ne cherchent pas à piéger les élèves pour distribuer des mauvaises notes et les rabaisser. La notation, lorsqu’elle s’accompagne de commentaires, permet à l’élève de comprendre ses erreurs et de progresser. La notation n’est pas, selon nous, un obstacle à la construction de l’estime de soi. Le travail, les efforts doivent être valorisés. Nos dirigeants ne doivent pas demander aux enseignants de renier la méritocratie qui est un des piliers de notre république.

 

Dans ses annonces sur le Collège, malgré un discours en apparence plus adouci, la Ministre ne revient pas sur le collège unique, pas plus que sur l’école du socle (CM2-6ème) censée remédier à l’échec scolaire. Certaines annonces pourraient être positives pour la FAEN (renforcement de l’enseignement du français, parcours diversifiés) si elles ne se heurtaient pas à une contrainte budgétaire si forte que de simples incantations ne suffiront pas.

 

Nous avons dénoncé le fait que la nouvelle carte de l’éducation prioritaire se fasse à périmètre budgétaire constant alors que depuis 25 ans, la situation sociale et économique de notre pays s’est dégradée. La FAEN demande donc que soit abondée la dotation globale horaire allouée aux établissements. Nous avons soutenu la cause des établissements qui seront exclus du dispositif, car c’est tout le fragile équilibre éducatif et pédagogique qui va être durement touché.

 

Nous avons revendiqué avec force la nécessaire professionnalisation et stabilisation des personnels de surveillance et d’accompagnement dans l’ensemble des établissements.

Paris, le 5 Février 2015

Pascal CAZIER Co-secrétaire général de la FAEN

Marc GENIEZ Co-secrétaire général de la FAEN

Jean Denis MERLE Secrétaire général du SNCL

Jean Baptiste VERNEUIL Co-secrétaire général de la FAEN, Secrétaire général du SIAES-SIES

 

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Attentat contre Charlie Hebdo

La Fédération Autonome de l’Education Nationale salue la mémoire de toutes les victimes assassinées lors du lâche attentat perpétré le 7 janvier 2015 dans les locaux du journal « Charlie Hebdo ». 

La FAEN rend hommage à leur combat et à leur sacrifice pour défendre la liberté d’expression à laquelle nous sommes tant attachés et présente ses condoléances les plus attristées à leurs familles ainsi qu’à leurs proches. 

Au travers des dessinateurs, des journalistes et des policiers, ces fanatiques ont voulu tuer la liberté d’expression, les valeurs de la République.

Les obscurantismes qui cherchent à empêcher toute pensée au sein de notre nation et plus largement dans le monde en s’en prenant, ici à des journalistes et des dessinateurs, ailleurs à des écrivains, des professeurs, des scientifiques, des femmes, des enfants qui se rendent à l’école, n’ont pas leur place dans la République. 

Or, ce drame ignoble et sanglant nous rappelle qu’il existe dans notre pays des individus prêts à bafouer les principes de la démocratie et à tuer ceux qui les incarnent. 

Alors que certains remettent en cause l’exigence de laïcité, à tous les niveaux de l’Etat, ou cherchent à en dénaturer l’expression, la FAEN réaffirme qu’aucun précepte religieux, sectaire ou philosophique ne peut s’imposer aux lois universelles de liberté des consciences et d’expression, de démocratie, de respect de l’intégrité physique et de la vie des personnes. 

Cet odieux attentat nous montre que la défense de nos valeurs républicaines demeure un combat permanent que les différentes institutions de la République et les citoyens doivent mener sans faiblir. 

La FAEN appelle les personnels de l’Education nationale qui enseignent quotidiennement ces valeurs à participer aux rassemblements exprimant l'unité nationale autour de la défense des libertés et du pluralisme.

Paris, le 8 janvier 2015

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La laïcité à nouveau menacée !

 

A intervalles réguliers, des attaques sont conduites contre la laïcité dans les administrations et les services publics, notamment à l’Ecole et dans les hôpitaux.

Par de récentes déclarations autorisant par principe le port du « voile » par des accompagnatrices (sauf situation particulière à l’appréciation du chef d’établissement) lors des sorties scolaires, la ministre relance la polémique sur le port de signes religieux de toutes sortes et de toutes origines en transgressant le principe de laïcité.

La FAEN est en total désaccord avec ces déclarations.

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SIGNEZ LA pétition


REDÉFINITION DES MISSIONS ET DES MÉTIERS

 

La ministre de l’Education nationale a présenté le 13 novembre ses conclusions des 14 groupes de travail pompeusement appelés « chantiers métiers » conduits pendant plus de 15 mois dans une très grande discrétion de la part du ministère comme des organisations syndicales.

L’objectif ministériel étant de passer d’une « logique de corps » (avec statuts) à une « logique de missions », de repenser les métiers pour que les missions correspondent aux ambitions de la loi de « refondation ».

Pour ceux qui sont habitués à décrypter les opérations de communication, le résultat est bien maigre sur les incidences financières et porteur de lourdes menaces pour les conditions de travail.

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25 PROPOSITIONS « TRÈS INNOVANTES »

 

Le « conseil national de l’innovation pour la réussite éducative », installé le 18 avril 2013, a remis le 10 novembre 2014 à la ministre Najat VALLAUD BELKACEM son premier rapport contenant 25 propositions dont certaines transformeraient radicalement l’exercice du métier d’enseignant.

Que l’on en juge au travers de ce récapitulatif synthétique portant sur 10 des 25 propositions que nous avons regroupées par thèmes, suivies de nos commentaires.

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Rentrée 2014. RIEN NE CHANGE !

 

La rentrée scolaire 2014 s’effectue quelques jours après la publication durant l’été de décrets modifiant les statuts, obligations de service et missions des enseignants des premier et second degrés.

La FAEN, opposée à la dénaturation des missions des personnels et attachée à leurs statuts, demande à la Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche d’abroger ces décrets et de rouvrir le débat avec les personnels et l’ensemble des organisations syndicales afin d’engager une véritable refondation de l’Ecole Républicaine que la FAEN et ses syndicats membres appellent de leurs vœux.

 

Les conditions de travail des personnels et d’apprentissage des élèves se dégradent et, malheureusement, dès les premiers jours de l’année les personnels feront les mêmes constats que les années précédentes : accumulation de tâches, services partagés entre plusieurs établissements, emplois du temps « à trous », accumulation de réunions inutiles, classes surchargées, élèves n’ayant pas le niveau et refusant de travailler.

 

Dans le premier degré, la réforme des rythmes scolaires, combattue par les enseignants, les parents et un certain nombre d’élu(e)s locaux, ne contribuera pas à l’instruction et l’éducation des enfants qui tireraient davantage bénéfice d’un recentrage des apprentissages sur les fondamentaux. La nouvelle ministre annonce pourtant son application « sans aucune exception ».

La FAEN rappelle son opposition à la territorialisation de l’Ecole Républicaine.

 

Partout, la crise des vocations s’accentue. Aux nombreux postes non pourvus lors des concours de 2013 et 2014 s’ajoutent les démissions de stagiaires résultant du peu de prise en considération, lors des affectations réalisées à la hâte par le ministère et les rectorats, des situations humaines, familiales ou médicales.

Nouveauté cette année, des stagiaires ont été affectés dans une académie différente de celle dans laquelle ils étaient inscrits en 1ère année de Master MEEF, ils devront s’inscrire en 2ème année de master MEEF dans une université différente, ce qui pose de nombreux problèmes (continuité des contenus de formation notamment).

 

L’année scolaire 2013-2014 s’est achevée sur un drame. Fabienne Terral, institutrice en maternelle à Albi a été assassinée sur son lieu de travail par une mère d’élève. Cela s’ajoute à la longue liste des violences verbales ou physiques faites quotidiennement aux agents de l’éducation nationale depuis de trop nombreuses années. Cette violence s’amplifie, se banalise et les auteurs demeurent souvent dans l’impunité.

Le Syndicat National des Ecoles Publiques (SNEP-FAEN) et la FAEN appellent à rendre hommage à cette collègue en observant une minute de silence le 4 Septembre à 10h00.

La FAEN vient d’adresser un courrier à la Ministre lui demandant de mettre en œuvre des mesures afin d’assurer la protection physique et psychologique de ses fonctionnaires et des élèves en engageant une lutte sans merci contre la violence au sein de l’Ecole. A cet effet, la FAEN a porté à la connaissance de la Ministre les 21 mesures qu’elle préconise.

 

Cette année scolaire sera également celles des élections professionnelles qui se dérouleront du 27 novembre au 4 décembre 2014. Le Ministère devra éviter que ne se reproduisent les dysfonctionnements liés aux modalités du vote électronique qui avaient privé du droit de vote des dizaines de milliers d’électeurs lors du précédent scrutin de 2011.

La crédibilité de notre institution, la démocratie en son sein et la garantie du pluralisme syndical, porteur des revendications des personnels, sont en jeu !

Jean Baptiste Verneuil, Co-Secrétaire général

Paris, le 1 Septembre 2014

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Violence à l'Ecole.

La FAEN s'adresse à la Ministre Najat Vallaud-Belkacem.

 

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Communiqué du SNEP-FAEN

Hommage à Fabienne Terral. Minute de silence Jeudi 4 Septembre 2014 à 10 h.

 

Le 4 juillet 2014, Fabienne Terral, professeur des écoles à Albi, a été assassinée par une mère d’élève.

 

Le dernier jour d’école qui devait être un jour important pour la communauté éducative a tourné au drame. L'émotion et la consternation étaient grandes. C'est toute la communauté éducative qui est en deuil. L’opinion et les médias davantage préoccupés par les évènements sportifs du moment n’ont accordé que quelques minutes, quelques lignes à ce drame odieux.

 

La banalisation des insultes, de la violence tolérée, voire encouragée, par notre hiérarchie et les syndicats complaisants, encourage le passage à l’acte irrémédiable. Une étude récente de l’Insee Première n° 1506 – juillet 2014 contredit le discours minimaliste des ministres successifs sur le développement de la violence dans les établissements scolaires qui frappe également les élèves.

 

Si les autorités ont exprimé leur compassion, l’ensemble des enseignants n’a pu honorer la mémoire de Fabienne Terral. C’est injuste et c’est pourquoi :

- Le SNEP-FAEN et la FAEN invitent tous les collègues professeurs des écoles maternelles et élémentaires à observer une minute de silence le jeudi 4 septembre à 10 h pour lui rendre un hommage national.

- Ils exprimeront ainsi également leur colère face à l’attitude désinvolte et laxiste de nos dirigeants devant la gravité de la situation alors que depuis plus de 20 ans la FAEN et ses syndicats attirent en vain l’attention des ministres successifs sur le développement de la violence dans et aux abords des établissements scolaires.

Nous ne nous contenterons pas de bonnes paroles et de discours, il faut des actes forts susceptibles d’améliorer la sécurité des élèves et des personnels ainsi que nos conditions de travail.

Pour chaque délit commis envers le personnel éducatif et les enseignants, il doit y avoir un soutien indéfectible de notre hiérarchie et de l’ensemble de l’administration accompagné d’une réponse judicaire forte. La FAEN et ses syndicats en formulent aujourd’hui à nouveau la demande auprès de la nouvelle ministre.

Paris, le 29/08/2014

Lionel Saussé Co-Secrétaire Général  SNEP-FAEN

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Lutte contre la violence à l'école. Les 21 mesures de la FAEN.

 

Le nombre des insultes, des menaces proférées et des agressions commises contre les personnels de l’Education nationale et contre les élèves ne cesse d’augmenter. 

Cette violence déborde d’ailleurs largement du cadre de l'Ecole (transports, hôpitaux, Pôle emploi, etc.) victime de ce contexte général de violence et qui ne peut donc, seule, le combattre. 

La première mesure réclamée par la FAEN est la promulgation d'une "loi cadre" organisant la lutte contre la violence dans l'ensemble des services publics, par une véritable mobilisation de toutes les énergies. 

Cette "loi cadre" doit être déclinée dans toutes les administrations et les services publics. Dans l'Education nationale, la FAEN demande des mesures permettant de renforcer la prévention, les sanctions et destinées à aider et à soutenir les victimes.

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Une collègue assassinée à Albi.

C’est avec consternation et colère que nous avons appris l’assassinat de Fabienne Terral, professeur des écoles, par une mère d’élève, dans sa classe de maternelle, devant ses élèves, le 4 juillet dernier.

Colère devant cet acte odieux parce que depuis plus de 20 ans nous attirons en vain l’attention des ministres successifs sur le développement de la violence dans et aux abords des établissements scolaires.

De missions en colloques, les gouvernements se sont davantage attachés à manipuler les indicateurs, afin de minimiser le phénomène, qu’à y apporter des solutions.

Un récent document de l’INSEE dresse un constat accablant : les métiers de l’éducation sont deux fois plus exposés aux insultes et aux menaces que la moyenne.

Cette banalisation de la violence encourage le passage à l’acte qui, chez des individus déstructurés, en perte de repères, peut aller jusqu’à l’irrémédiable.

Les autorités ne peuvent se réfugier derrière le caractère fort heureusement encore isolé d’un tel acte prémédité pour se contenter d’exprimer leur compassion.

La FAEN présente aux deux enfants de ce professeur, à son mari, à sa famille et à ses collègues, ses condoléances les plus sincères.

 

Paris, le 7 Juillet 2014

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Des milliers d’électeurs privés du droit de vote

 

Elections professionnelles 2011 à l’Education Nationale.

La Cour Administrative d’appel de Paris annule l’attribution du dernier siège du Comité technique ministériel.

 

Tout le monde peut affirmer son attachement aux valeurs et principes de la République. La FAEN démontre sa détermination et sa capacité à les défendre, en toutes circonstances.

 

L’organisation par le ministère CHATEL des élections professionnelles d’octobre 2011, par vote électronique, avait privé des milliers d’électeurs du droit de vote ! A tel point que la participation avait chuté de 40% ! Une chute historique et un bel accroc à la démocratie.

 

La FAEN avait dénoncé les carences dans l’organisation de ce scrutin puis les résultats qui en ont découlé, d’abord auprès du ministre puis auprès du Tribunal administratif et enfin auprès de la Cour administrative d’appel de Paris

 

Le ministère avait toujours soutenu que les voix manquantes des milliers d’électeurs empêchés de s’exprimer n’avaient eu aucune incidence sur le résultat du scrutin. La Cour administrative d’appel affirme le contraire. Elle estime que ces milliers de voix manquantes auraient pu modifier l’attribution du dernier siège.

 

Sans annuler l’ensemble des élections, la CAA annule l’attribution du dernier siège à l’UNSA et condamne l’Etat à verser 1 500 € à la FAEN, à l’origine de ce recours et de cet arrêt. C’est une reconnaissance explicite du bien fondé de notre démarche et un cas rare dans les contentieux électoraux. D’ailleurs, cet arrêt est classé comme inédit au recueil Lebon.

 

Les résultats des élections et les arrêts des juridictions administratives étant publics, le ministère doit maintenant dire clairement quelles conséquences il compte tirer de cette décision.

 

En outre les carences du vote électronique sont ainsi mises en lumière par la justice administrative. Le ministère doit en tenir compte pour l’organisation des élections professionnelles de 2014.

 

La FAEN démontre une nouvelle fois le sérieux de ses analyses, ainsi que sa détermination dans la conduite de l’action syndicale.

 

En effet, si tous les syndicats avaient dénoncé les carences de l’organisation de ces élections seule la FAEN avait eu le courage de saisir la justice administrative et d’aller au bout de la procédure.

 

C’est la même ardeur, la même conviction et la même compétence que nous mettons à défendre le service public d’éducation et ses personnels dans notre action syndicale quotidienne.

 

Paris, le 24 Juin 2014

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Un assouplissement de la réforme des rythmes loin d’être satisfaisant !

Communiqué du SNEP-FAEN

La première annonce du nouveau Ministre de l’Education nationale, B. Hamon, ne s’est pas faite attendre. Le projet de décret « portant autorisation d’expérimentations relatives à l’organisation des rythmes scolaires » permettra de déroger pendant trois ans à quelques-unes des dispositions prévues dans le décret du 24 janvier 2013.

 

Si l’objectif premier de la réforme de V. Peillon est maintenu - le passage aux 5 matinées - cet « assouplissement » prévoit la possibilité de faire glisser une heure hebdomadaire d’enseignement sur les périodes de vacances scolaires. Autrement dit, une semaine à moins de 24h d’enseignement et un élargissement de la journée à 6h (dont 3h30 maximum par matinée) ainsi qu’un raccourcissement des congés sont désormais possibles.

 

Autre mesure directement proposée aux Maires, l’option « concentration des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) sur une demi-journée ». La semaine de classe se déroulerait alors sur 8 demi-journées (toujours avec 5 matinées obligatoires).

 

Ces propositions sont directement à destination des représentants des communes, mais les conséquences sont immédiates sur le travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves :

- Plus de cadrage national des horaires d’école,

- Allongement de la journée de classe alors que l’un des premiers mots d’ordre de l’ancien ministre était « les journées trop longues des élèves »,

- Retour sur une revalorisation à défaut d’une compensation financière pour les enseignants : les vacances scolaires.

 

Le SNEP-FAEN dénonce une absence totale de considération des revendications des enseignants au profit des élus, le non-respect des rythmes de l’enfant (quid de l’avis des chronobiologistes) avec une désorganisation totale de l’école en tant qu’institution d’Etat.

Un changement d’organisation horaire implique obligatoirement un changement dans son contenu, or la publication des nouveaux programmes a été repoussée d’un an. Pour le SNEP-FAEN, il y a urgence à recentrer les apprentissages sur les fondamentaux et à redonner à l’enseignant son rôle de transmetteur de savoirs.

La réforme des rythmes scolaires est inapplicable dans ces termes et ces assouplissements n’apportent aucune solution concrète aux problèmes soulevés par les acteurs de l’Ecole.

Enfin, ce décret semble dangereux pour les conditions de travail des enseignants qui doivent toujours donner plus, sacrifier plus, et accepter de voir leur pouvoir d’achat diminuer sans cesse !

Paris le 28 Avril 2014

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Pétition

Non à l'aggravation des conditions de travail !

 

   Signez la pétition en ligne (cliquez ici)

     

Monsieur le Ministre,

Les rapports officiels les plus récents confirment tous l’allongement de la durée hebdomadaire de travail (40 à 44 heures) et la dégradation des conditions d’exercice des professeurs.

- Multiplication des postes partagés.

- Généralisation des emplois du temps « à trous ».

- Développement de la « réunionite » sous de multiples prétextes.

- Mise en place d’une deuxième journée de prérentrée et d’une journée dite de solidarité.

 

Dans ce contexte, l’instauration cette année de deux nouvelles demi-journées de rattrapage pour le lundi 2 septembre, déjà travaillé par les enseignants, apparaît comme un manque de considération pour le difficile travail des professeurs.

De plus, l’annonce que vous avez faite en septembre d’un projet de calendrier triennal 2014-2017 prévoyant systématiquement une prérentrée des professeurs entre le 28 et le 31 août est reçue comme une véritable provocation.

 

Les signataires de la présente vous demandent instamment :

- D’annuler le rattrapage de la journée du 2 Septembre 2013 ;

- De prévoir des prérentrées des professeurs d’une seule journée, au début du mois de Septembre ;

- De modifier les textes afin de réduire le nombre des réunions ;

- De réduire au maximum le nombre des postes partagés et les contraintes pesant sur l’élaboration des emplois du temps.

 

  Pétition téléchargeable au format .pdf pour impression papier et diffusion en salle des professeurs


« Refondation » de l’Education prioritaire.

 

Les responsables de la Fédération Autonome de l’Education Nationale ont analysé dans le détail les annonces ministérielles concernant la « refondation » de l’Education prioritaire.

En effet, dans une opération de communication de cette envergure, il convient de considérer les mesures mises en avant mais également le non-dit, l’implicite et les conséquences probables de ces annonces.

 

Ce plan traduit un effort financier certain, même si son chiffrage nous paraît exagéré. Il contient des mesures positives mais de nombreuses questions restent aujourd’hui sans réponse.

 

1 - Quand les 5 à 8 % de collèges qui quitteront les dispositifs de l’éducation prioritaire en seront-ils informés et quelles seront les conséquences de cette sortie ?

 

2 - Les collèges aujourd’hui dans l’un des dispositifs de l’Education prioritaire et qui seront classées en REP conserveront-ils tous au moins leurs moyens actuels ?

 

3 - La charge de travail qui découlera de la mise en place des réseaux, des nouvelles pédagogies, de l’accompagnement des élèves, de la concertation sera particulièrement lourde. Dans ce contexte la décharge de cours d’1 heure 30 par semaine pour les professeurs de collège et de 9  jours pour les professeurs des écoles et dans les seuls établissements REP+ parait bien mince. La FAEN demandait le double et dans tous les établissements. L’horaire de service risque fort d’exploser, piégeant des collègues qui se seraient engagés sans en mesurer pleinement les conséquences.

 

4 - Dans quels domaines seront pris les 300 à 400 millions d’euros qui seront prélevés dans d’autres secteurs pour financer en partie la réforme de l’Education prioritaire ?

Le ministre va-t-il relancer le conflit avec les professeurs des CPGE ou en ouvrir de nouveaux ?

 

5 - Il est regrettable que les lycées, notamment les lycées professionnels, ne soient pas impliqués dans ces dispositifs.

 

Enfin, compte tenu du niveau actuel de l’enseignement et des conditions de travail dans un grand nombre d’établissements de l’Education prioritaire, si les exigences ne sont pas relevées tant pour les connaissances que pour le comportement, les élèves des quartiers les plus défavorisés continueront d’être les victimes des inégalités du système scolaire. 

Paris le 20 Janvier 2014

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Les conséquences de la « refondation » Peillon :

Eclatement du second degré - Abaissement des exigences et du niveau

Rattachement du collège à l’école primaire - Création du bloc Bac - 3 / Bac + 3


Dossier spécial

 

 

Sommaire des articles

 

La FAEN dans l'action pour combattre le projet de loi et faire connaître ses positions. (courrier aux élus, communiqué interfédéral du 20 Février)

 

Grève nationale - 12 Février 2013 (communiqué interfédéral et FAEN)

 

Lendemains de fêtes.

 

Le CSE adopte le projet de loi avec notamment le soutien de l'UNSA, de la CFDT et du SNALC.

 

L'exemple de la lecture.

 

Publication du projet de loi : communiqué de presse FAEN.

 

Projet de loi : analyse critique de la FAEN.

 

Concertation "Refondons l'école de la république" : Contributions, analyses et propositions de la FAEN.

 

 

 

Vidéos

 

  Les vidéos de la FAEN

Manifestation Nationale le 31 Janvier 2012 à PARIS.

La FAEN et ses syndicats contre le projet d'évaluation des professeurs.

 


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Dernière modification : 24 juin 2016